2015 commence en grand!

Publié originalement le 8 janvier 2015

C’est si motivant, les débuts d’année! Plusieurs projets se réaliseront dans mon doctorat : mise en ligne d’un preprint, soumission d’un article pour publication prochainement, séminaire de mi-parcours, congrès et même un stage à l’international. J’ai hâte de vous parler de tous ces projets et j’espère que vous continuerez à lire mon blogue. Nouvelle intéressante cette semaine : j’aurai ma semaine sur Biotweeps, un blogue, compte Twitter et une page Facebook donnant la parole à un nouveau biologiste chaque semaine (1). J’ai bien hâte d’y parler de relations plante-herbivore, de libre accès, de la place des femmes en science ainsi que de l’intérêt à écrire sa recherche en français.

2015 commence rapidement pour moi, car je quitte le confort douillet du bureau pour l’île d’Anticosti lundi prochain. Si vous avez lu mon dernier billet avant Noël (2), vous savez que je travaille sur les relations plante-herbivore, en utilisant comme modèle d’étude le cerf de Virginie. Plus spécifiquement, je cherche à comprendre comment la présence d’une plante accompagnatrice peut modifier la susceptibilité au broutement d’une plante. Bref, si je place une épinette à côté d’un sapin, sera-t-elle plus ou moins broutée par le cerf?

Et c’est exactement ce que je m’en vais faire. Je vais aller en forêt placer des branches côte à côte, par exemple 2 branches d’épinette ou de bouleau entourant une branche de sapin. Chaque matin, je placerai de nouvelles branches. Le lendemain, j’irai les reprendre pour dénombrer le nombre de bouchées prises par les cerfs. C’est un type d’expérience qui a déjà été fait auparavant [1], mais surtout avec des animaux en enclos. Moi, je mise sur la collaboration des cerfs en liberté. En comparant la consommation en présence d’épinette à celle en présence de bouleau, je mesurerai l’effet d’une plante accompagnatrice sur la susceptibilité au broutement du sapin.

Je tenterai de bloguer durant ce mois de terrain. Ça me permettra de vous expliquer pourquoi j’ajoute de l’urine de coyote à ce dispositif.

(1) https://biotweep.wordpress.com/schedule/

(2) Mettons que vous n’auriez pas lu : http://survivreasondoctorat.blog.com/2014/12/17/la-metaphore-du-buffet-mon-projet-de-doctorat/

1. Rautio, P., et al., Spatial scales of foraging in fallow deer: implications for associational effects in plant defences. Acta Oecologica, 2008. 34: p. 12-20.