Comment j’ai trouvé un stage doctoral en Australie

Le moral est bas cette semaine, car mes analyses sont plus compliquées que prévu. Je vais donc me remonter le moral en parlant de quelque chose qui me motive! Et ce qui me motive est tellement excitant : mon stage prochain en Australie!!! En effet, d’août à septembre prochain, j’irai travailler sur l’un de mes chapitres de doctorat à l’Université de Western Sydney.

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Sydney! (FreeDigitalPhotos.net)

À chaque fois que j’apprenais la nouvelle à des collègues, amis ou parents, la même question était posée : « Tu vas étudier les kangourous? » Au risque de vous décevoir, non. En fait, je vais analyser des données prises à l’ile d’Anticosti avec un expert de l’écologie chimique, dans un institut avec des experts en écologie spatiale. Bref, je vais chercher des conseils d’experts dans des domaines que mon laboratoire connait moins. En prime, je vais découvrir comment se fait la recherche ailleurs dans le monde, faire de nouveaux contacts, être en Australie (héhé)…

Emilie, moi aussi je veux faire un stage doctoral super cool. Comment fait-on?

Voici comment j’ai procédé :

1.       Trouver un sujet pertinent

J’ai toujours su que je voulais faire un stage doctoral, principalement parce que j’ai fait toute ma scolarité à une seule université et ce n’est pas toujours bien vu dans le milieu académique. Une fois ma thèse démarrée, j’ai essayé d’identifier la section sur laquelle j’aurai besoin d’aide. Dans mon cas, j’avais déjà des sueurs froides en pensant à comment j’aller intégrer la composition chimique des arbres dans mes analyses.

2.       Trouver un milieu pour étudier ce sujet

De tous les articles que j’ai lus pour développer mon projet, un seul intégrait la composition chimique à mes autres thèmes de recherche. Et cette étude le faisait de façon originale et intéressante! J’ai donc googlé (évidemment) les auteurs de cette étude et regardé s’ils étaient vivants (1) et leurs projets actuels. Bref, j’ai identifié un directeur de stage potentiel.

3.       Prendre contact

Une fois le directeur de stage potentiel identifié, j’ai pris contact. Avec l’aide de mes directeurs et d’un postdoctorant du laboratoire, j’ai rédigé un courriel pour indiquer ce que je voulais. Je me suis d’abord présentée, expliquant mon projet de doctorat et mes intérêts en recherche. Par la suite, j’ai expliqué ce que je voulais, soit venir dans son laboratoire pour analyser mes données de façon similaire à ce qu’il avait fait dans l’article qui m’a inspirée. J’ai ajouté à ce premier courriel mon CV, pour mieux démontrer mes compétences et le sérieux de ma candidature. Les chercheurs reçoivent fréquemment des demandes de stage, d’emploi, etc., et ils filtrent rapidement les courriels. La prise de contact est donc une étape importante. J’ai bien précisé que j’étais admissible à des bourses pour couvrir mon stage et qu’un article scientifique devrait être le résultat de cette collaboration.

4.       Persévérer

Dans mon cas, le premier contact s’est bien passé, mais ça a quand même pris plusieurs mois, courriels et rencontre Skype pour arriver à un accord. Bref, il faut persévérer, mais aussi savoir abandonner si le chercheur n’est pas intéressé ou si ce qu’il vous offre comme encadrement ne convient pas.

5.       La course aux bourses

Une fois le stage obtenu, il faut trouver l’argent pour s’y rendre! Je ne détaillerai pas toutes les options possibles, mais je suggère de s’informer des possibilités à votre université et auprès de votre directeur.

J’ai hâte de vous écrire de là-bas!

(1) Mon expérience dans le milieu de la recherche m’a appris que les auteurs sont souvent morts ou disparus de l’Internet.