Une promenade dans une vallée

Mon texte sera un peu plus personnel cette semaine, mais j’ai bien l’intention de compenser la semaine prochaine en vous parlant de recherche!

Ça fait quelques semaines que je trouve mon doctorat difficile. Les choses n’avancent pas à mon goût, quand elles ne sont pas en train de reculer. On (1) dit souvent que c’est normal de voir son enthousiasme diminuer, d’avoir une phase « It’s complicated » dans sa relation avec ses études doctorales. Par contre, j’ai rarement lu un texte qui m’a autant touché que celui d’Inger Mewburn, « The valley of shit ». Littéralement, la vallée de la merde. C’est un endroit que plusieurs visitent durant leur doctorat. C’est l’endroit où l’on doute et que même les « tu es capable » n’aident pas vraiment. Ce texte m’a soulagée en quelque sorte (2).

Parallèlement, je suis en train de faire le ménage dans de vieux souvenirs. Outre la découverte de ma phase maison & bonhomme (une trentaine d’œuvres réalisées entre 3 et 5 ans) et de mes convictions féministes précoces, j’ai trouvé de nombreux travaux scolaires du primaire. Jeune Emilie voulait devenir écrivaine. Bref, j’ai réalisé mon rêve d’enfant! Je n’écris pas de la fiction, mais j’écris. Et ça, c’est réconfortant!

Jeune Emilie a aussi écrit qu’elle voulait voir l’Australie, « pas pour voir les kangourous, mais pour voir un espèce de gros rocher appelé Ayers Rock »…je m’excuse, jeune Emilie.

(1) Les autres étudiants, ceux qui s’en sont sortis, ceux qui ont abandonné…

(2) Et aussi de parler de ma traversée de la vallée de la merde avec mes amis. Merci!