Je me suis fait scooper, mais ce n'est pas si pire

Ça fait presque trois semaines que j’ai envie d’aborder un problème qui m’est récemment arrivé. Bien innocemment, une collègue m’a fourni l’inspiration nécessaire (1).

Et oui, je me suis fait scooper. C’est-à-dire qu’un article très similaire à ce que j’étais en train d’écrire a été publié par quelqu’un d’autre. Et cet autre article est très bon. Pendant un moment, j’ai cru que mon travail des derniers mois était à jeter à la poubelle. Comme mon travail est une revue de littérature systématique, basée sur des articles publiés, la ressemblance avec mon projet est grande.

Comble de malchance, je me suis cogné le gros orteil tellement fort que je vais perdre mon ongle. Bon, si vous m’avez vu, vous savez que ce n’est pas si pire et je vous promet d’arrêter de geindre. Mais cette conjoncture d’évènements malheureux ainsi qu’une remarque m’ont porté à réfléchir…quel évènement m’a affecté le plus négativement ? C’est le temps d’un tableau comparatif ! (2)

 Un tableau comparatif très sérieux

Un tableau comparatif très sérieux

Je pourrais continuer, mais non. Mon message ici est simple. Se faire scooper, c’est ennuyeux, mais ça ne détruit pas une vie professionnelle. Vous êtes capable de vous en sortir. Dans 1 ans, cet article sera probablement publié et mon ongle sera toujours en train de pousser. En fait, un scoop, c’est une belle opportunité pour améliorer sa recherche, peut-être même pour générer de nouvelles collaboration. Et ça reste que ce n’est que du travail. À choisir entre les deux, je choisi sans hésiter le scoop (4).

(1)    Merci Patricia!

(2)    Je suis capable d’en faire d’excellents

(3)    Internet dit que c’est plus rapide, mais une source sûre m’assure que c’est plus long, et qu’à mon âge, mon ongle ne sera plus jamais pareil. Je ne me savais pas si vieille.

(4)    Si j’avais réellement le choix, je ne prendrais aucun des deux évènements. Mais je n’ai pas vraiment le choix.