Survivre aux demandes de bourses

Publié originalement le 24 septembre 2014

Parlons demandes de bourses. Effectivement, je suis dernière minute, car les dates de remise approchent à grands pas. Mais bon, étiez-vous vraiment à l’avance?

Mon expérience des demandes de bourses se limite au Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT) ainsi qu’aux bourses du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG). Par contre, il y a plein de choses relatives aux demandes de bourses qui s’appliquent à n’importe quel organisme de financement !

Aujourd’hui, j’ai l’intention de vous donner des conseils qui tombent dans la case du gros bon sens. Pourquoi vous dire des choses évidentes? Parce qu’on a tous besoin de rappels. Par ailleurs, GradHacker a publié plusieurs articles cette semaine sur les bourses, avec notamment tous les détails requis pour une application CRSNG (1). Vous trouverez de l’information plus spécifique sur leur site.

Une demande de bourse, ce n’est pas sorcier, mais ça demande du travail. Comme à mon habitude je vous propose des trucs provenant de mon expérience :

  • Prendre connaissance des instructions : eh oui! Chaque organisme a ses exigences en terme de texte à écrire, de documents à fournir. Une lecture attentive des conditions d’admissibilités à la bourse est essentielle, sinon, vous pourriez vous retrouver à remplir une demande pour rien. Le CRSNG offre même des vidéos-tutoriels (2) pour aider les postulants. Certaines universités offrent des rencontres d’information sur les grands organismes subventionnaires. C’est souvent répétitif, mais ça peut faire la différence entre votre demande et celle d’un autre étudiant.
  • Utiliser toutes les ressources disponibles :  votre université a un bureau des bourses avec des professionnels disponibles pour vous aider? Faites-les travailler! D’autres personnes peuvent vous accompagner dans votre périple. Vos amis qui ont déjà appliqué peuvent être de bons relecteurs. Votre directeur ou potentiel directeur également. Vous pouvez aussi faire relire votre demande par des non-initiés. Après tout, une demande de bourse, c’est vendre sa candidature. N’importe qui peut juger si vous vous vendez bien.
  • Prenez le crédit qui vous est dû : J’ai souvent vu des gens hésiter à inscrire des petits prix qu’ils ont obtenus sur leur demande, parce qu’ils considéraient ledit prix comme trop modeste ou qu’ils ne croyaient pas le mériter. Une demande de bourse, c’est une compétition et les autres compétiteurs ne seront pas modestes. Sans mentir, inscrivez toutes vos implications, prix, petites bourses.
  • Soyez positif dans votre écriture :  c’est mon conseil le plus personnel. Même si votre travail d’assistant de terrain a simplement consisté à ramasser des fèces de cerfs (3), vous pouvez en parler d’une manière excitante. « J’étais responsable de l’application d’un protocole servant à évaluer les densités de cerfs dans la forêt comparativement au milieu coupé. » Avouez que ça semble plus attirant que « j’ai ramassé des fèces ». L’utilisation du « je » et de verbes actifs est recommandé dans une demande de bourse.

Au final, je n’ai aucune idée du pourquoi j’ai obtenu ou non une bourse. Je performais toujours bien avec un organisme alors que je tombais systématiquement dans la liste d’attente d’un autre. Mais ne désespérez pas! Ces bourses ne sont pas inaccessibles, des personnes réelles les obtiennent. Et si vous n’obtenez rien, prenez cette expérience d’écriture comme un apprentissage.

(1) https://www.insidehighered.com/blogs/gradhacker/nserc-canadian-grad-student%E2%80%99s-holy-grail

(2) http://www.nserc-crsng.gc.ca/Students-Etudiants/Videos-Videos/Index_fra.asp

(3) Tout le monde en écologie ramasse de la crotte. Tout le monde.