Survivre aux blocages

Publié originalement le 20 août 2014

Je n’avais pas envie de vous parler de blocage cette semaine, mais le sujet s’est imposé. En effet, en ce moment, j’expérimente le blocage de façon quotidienne. Mais de quoi est-ce que je veux parler exactement? Selon le dictionnaire d’Antidote, une définition de blocage est :

[PSYCHOLOGIE] Comportement consistant en une impossibilité d’agir ou de réagir intellectuellement dans une situation donnée.

Donc, un blocage peut être face à l’écriture, à l’analyse de ses données, ou tout simplement à démarrer n’importe quelle tâche. De mon côté, ça se manifeste par un immense désir de procrastiner ou de faire une autre tâche de pertinence douteuse. Je suis bloquée face à la tâche que je veux et que je dois réellement faire. Je suis paralysée et je ne sais même pas pourquoi!

Cela dit, que faire pour survivre au blocage? Et plutôt, que faire pour le surpasser et accomplir cette *insérez votre sacre préféré* d’analyse??? Pour m’aider et peut-être vous aider, j’ai décidé de chercher des réponses.

Une première constatation : il est plus simple de trouver des idées au sujet du blocage d’écriture (le fameux syndrome de la page blanche). Je crois cependant que beaucoup des trucs peuvent s’appliquer à toute autre étape de la recherche que l’écriture et je vais tenter d’adapter le tout en discutant de mes suggestions préférées.

1-N’ayez pas peur d’être mauvais (1,2)

Souvent, on a peur de se lancer et que ce soit mauvais ou que ça ne fonctionne pas. Passez par-dessus ce sentiment et agissez! Au moins, vous aurez une base sur laquelle retravailler par la suite. Selon Paul Silvia (3), il n’y aurait même pas lieu d’avoir un syndrome de la page blanche en écriture scientifique. Vous savez ce que vous voulez dire, écrivez-le, même si ça sort tout croche au début. On pourrait dire la même chose avec des analyses statistiques. Toutefois, je doute qu’appliquer ce conseil lors de travail de laboratoire soit avisé…

2-Donnez-vous une série de petits objectifs (1,2)

«Dans 1 mois, j’aurai fini cet article ». Cet objectif est un bon objectif (vous devriez en avoir), mais il ne vous aidera pas à surmonter un blocage rencontré chaque matin au moment de vous mettre à travailler. Donnez-vous plutôt un objectif raisonnable en début de journée, comme un nombre de mots écrits à atteindre ou une étape à réaliser. Vous pouvez même noter vos objectifs et vous récompenser lorsque vous les réussissez durant une semaine entière (un autocollant, une bière, une sortie au ciné…). Ce truc marche habituellement bien pour moi.

3-Diviser votre temps en sections (2,3)

Que ce soit de réserver un bloc horaire d’un temps donné pour une activité donnée (1h d’écriture à chaque matin) ou d’utiliser la technique Pomodoro, il s’agit de subdiviser la journée. Comme lorsqu’on se donne de plus petits objectifs journaliers, cela divisera l’ampleur des tâches à accomplir et augmentera votre capacité à vous y attaquer. De plus, il est plus facile d’écarter les distractions lorsqu’on se dit que la prochaine heure est consacrée uniquement à la tâche x. Je ne connaissais pas la technique Pomodoro, mais je vous promets de la tester et de vous en reparler! Il s’agit de diviser sa journée et ses tâches en sections de 25 minutes suivies de pauses de 5 minutes, indivisibles et ininterrompues.

L’écriture de ce billet a décidément été thérapeutique, car j’ai beaucoup plus accompli aujourd’hui qu’hier. Il ne me reste qu’à persévérer et peut-être à découvrir d’autres trucs!

(1)Cohn, J., 2014. Pushing Past Writing Blocks (http://www.gradhacker.org/2014/02/18/pushing-past-writing-blocks/)

(2)Silvia, P. J., 2007. How to write a lot: A practical guide to productive academic writing. American Psychological Association.
C’est un livre super que je n’ai malheureusement pas pu relire avant de vous écrire ceci. Je cite de mémoire.

(3) http://www.gradhacker.org/2014/02/05/measuring-your-workday-in-pomodoros/