J'ai mon profil Research Gate plogué sur mon Twitter, pis celui de Twitter plogué dans Academia (1)

Publié originalement le 30 octobre 2014

Vous procrastinez probablement fréquemment sur Facebook, mais si je vous disais que vous pourriez conjuguer réseaux sociaux et activités académiques, que diriez-vous? Votre attention est captée? Le billet de cette semaine parlera d’outils sociaux scientifiques et sera fortement inspiré de celui-ci [1], écrit par le Prof Patrick Dunleavy et par mon expérience personnelle.

Pour un chercheur, l’utilité d’avoir une présence virtuelle est évidente : diffuser ses résultats au plus grand nombre possible [1]. Quand j’en parle à mes collègues étudiants à la maitrise/doctorat, j’obtiens souvent la réponse suivante : « Mais, je n’ai rien publié encore! » OK. Mais vous voulez qu’on parle de votre projet non? C’est tout l’intérêt de la science, diffuser les résultats. En bâtissant un réseau virtuel, vous pourriez attirer de nouvelles collaborations, créer des contacts avec d’autres étudiants ou des chercheurs. Éventuellement, ce réseau pourrait vous servir à trouver un doctorat ou un postdoctorat. Donc, arrêtez de me servir vos fausses excuses!

Personnellement, j’utilise Research Gate (2). Je m’y suis créé un profil qui regroupe publications, champs d’intérêt, projets actuels. Beaucoup de biologistes l’utilisent, ce qui augmente sa pertinence pour moi. En plus, on obtient un genre de cote et c’est donc très attirant pour tous les scientifiques qui ont un côté gamer. On peut poser et répondre à des questions, mais franchement, ce système est mal géré. Les questions posées sont souvent de l’identification à partir de photos ou de la recherche d’article pour quelqu’un d’autre. Euh, cessez cette paresse intellectuelle! Par contre, on peut demander aux auteurs l’accès à leurs articles et suivre leurs nouvelles publications. Pratique! J’ai également un profil Academia (3), mais je n’utilise plus le site… principalement par manque de popularité. Academia, c’est le Google+ des réseaux sociaux scientifiques (Désolée). C’est quand même pratique d’avoir un profil, car Academia me prévient si des gens me cherchent sur Google. Ça peut sembler inutile, mais si vous venez d’envoyer un courriel à un chercheur et que dans la journée suivante on vous cherche sur Google, ça vous donne une vague indication que votre courriel a été lu. Comme toute la planète qui travaille ou presque, j’ai mon profil LinkedIn (4). Ce ne sera pas le jour où je me chercherai un job qu’il sera temps de me créer un réseau de contacts!

Si vous êtes un scientifique publié (ou avec un mémoire de maitrise ou une thèse), vous pouvez également créer un profil sur Google Scholar. Google Scholar vous suggèrera même de nouvelles publications à lire. Dans la même ligne, Mendeley dont j’ai parlé dans mon billet sur les logiciels de référence bibliographique est aussi un réseau d’échange. Par contre, bien que je connais des gens qui utilisent Mendeley, aucun ne semble l’utiliser comme réseau social.

Ça en fait beaucoup, je sais, mais la plupart ne demandent que peu de temps à créer et ne vous oblige aucunement à une consultation journalière ou hebdomadaire. Et honnêtement, si vous avez un profil sur chacun de ces sites, vous serez numéro 1 parmi vos homonymes la prochaine fois que vous vous googlerez.

(1) Titre inspiré des paroles de Serge Fiori, dans la chanson Le monde est virtuel

(2) https://www.researchgate.net/application.Login.html

(3) http://www.academia.edu/

(4) https://www.linkedin.com/nhome/

[1] Dunleavy, P. 2014. Are you an academic hermit? Consulté en Octobre 2014, https://medium.com/advice-and-help-in-authoring-a-phd-or-non-fiction/are-you-an-academic-hermit-6d7ae5a0f16a